mardi 7 octobre 2014

Haut les mains
par El-Guellil
Dès qu'ils sont recrutés, ils sont mis à la porte. Les plantons. Ceux-là qu'on commence à affubler du titre de «agent de sécurité». Premier tampon-amortisseur, avant d'accéder à la tour administrative. Il vous faut user de tous les bonjours mielleux pour braver leur mauvaise humeur, accrochée sur le visage, comme un diplôme sur un mur.

«Ouine ?» et sans attendre ta réponse «c'est pas jour de réception, aujourd'hui». Oui mais j'ai rendez-vous… «Ya khouya, c'est pas jour de réception, tu reviens demain». Tant mal que mal, tu prends ton mal en patiente, tu lui présentes le document que tu as reçu, il est écrit en langue nationale. Il le renverse dans tous les sens. Mais sa langue étrangère à l'éducation primaire ne lui permet point le «défrichage» des codes.

Désarmé, devant tant de culture, tu optes pour l'abécédaire «dinarien» . Tu lui tends le billet, à peine le voit-il et c'est sa main qui le happe telle une mouche par la langue d'une grenouille. Ce qui lui sert de visage s'illumine, l'amphibien retrouve sa mare. Et, tel le cerbère charmé par la lyre d'Orphée : «c'est au premier, deuxième bureau à droite…». Tu as intérêt à disparaître avant qu'il ne reprenne ses esprits et qu'il ne redevienne le gardien de l'enfer administratif.

Au deuxième bureau à droite du premier, tu frappes à la porte. Silence pas de réponse. Tu re-caresses la porte avec courtoisie. Motus. Tu actionnes l'ouvreur de porte en douce. Atterrissage risqué sur un airbag servant de piédestal à un visage qui vient juste de finir son ravalement de façade, l'odeur des fonds de teint et autres cosmétiques que je ne saurais nommer en dit long sur l'origine des produits. «On n'est pas sourds, tchu as cogné une fois, tu rentres». Tu présentes ta lettre sans maudire. «Ah c'est le moudire… pas de chance, il a reporté tous ses rendez-vous pour un autre jour. Y a une commission qui est arrivée, à l'improviste, pour la mise à niveau de l'entreprise.

Allah ghaleb chwingomme-t-elle derrière son très rouge à lèvres. Vous me laissez vos coordonnées… «Ah vous êtes journaliste ? Je vais lui piper sur son mobile.» Elle voulait dire biper, bien sûr. Le reste, je ne le dirais pas. Cet écrit n'est que pure fiction, toute ressemblance avec des quelconques cerbères, n'est pas pure coïncidence. 
Répétition
par M. Saadoune
Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, qui s'excuse auprès des dirigeants turcs et émiratis - en attendant les Saoudiens et les Qataris - de les avoir mis en cause dans la montée des Daech en Syrie et en Irak, cela relève de l'incongru. Une situation que même les téméraires scénaristes de Hollywood n'imaginent pas. Sauf si l'objectif est de faire un navet… Et pourtant, de manière très officielle, le vice-président s'est bien excusé d'avoir dit tout haut ce que les Turcs, Saoudiens, Emiratis et autres Qataris ont fait ouvertement en Syrie, sans se cacher, certains d'avoir l'appui du «centre».

Devant les étudiants de la John Kennedy School of Government de l'université de Harvard, il a dit en substance que ces pays ont donné des centaines de millions de dollars et des milliers de tonnes d'armes à tous ceux qui voulaient se battre contre Al-Assad. Et qu'ils ont copieusement fourni le Front Nosra, Al-Qaïda et les extrémistes djihadistes venus d'autres régions. La remarque n'est pas passée inaperçue et Erdogan, homme hyper-médiatique, est monté sur ses grands chevaux en exigeant des excuses de Joe Biden. Ce dernier l'a exaucé en précisant, le diable étant toujours dans le détail, qu'il n'avait pas dit que les amis avaient «intentionnellement» financé le terrorisme.

Le vice-président des Etats-Unis fait preuve d'une «souplesse» dans la communication qui n'enlève rien à la «pertinence» de l'assertion. La seule vraie objection à faire à son discours sur le terrorisme est que la Turquie et les monarchies du Golfe ont agi avec l'aval des Etats-Unis et des Occidentaux. Nul n'ignorait que ce ne sont pas les «laïcs» ou les «démocrates» qui faisaient la guerre en Syrie. Nul n'ignorait non plus les circuits que les candidats au djihad empruntaient en toute légalité.

 Les dirigeants occidentaux ont eux-mêmes tenu un discours sur la Syrie qui a rendu «légitime» le départ des centaines de leurs citoyens sur le théâtre de la guerre. Et si aujourd'hui on a décidé de les «traiter» comme des terroristes potentiels, cela n'était pas le cas au début du conflit en Syrie. La tendance était - et elle demeure - de faire capoter toute possibilité de solution politique en tablant sur une chute rapide du régime. Ou, plus probablement, sur une longue guerre d'usure aboutissant à l'affaiblissement de la Syrie et à son émiettement. De ce point de vue, c'est une «réussite».

La Syrie, si tant qu'elle existera toujours, a été ramenée à des siècles en arrière, elle ne pèsera plus grand-chose au plan politique et militaire. Elle est sur le même «plan» appliqué en Irak. Les régimes du Golfe et la Turquie clament leur «innocence» au lieu de dire aux Américains : «Mais, nous l'avons fait ensemble». La vérité a ses limites, il est vrai. Joe Biden qui parlait à des gens sérieux - les étudiants américains de Harvard - ne s'est pas trompé sur les faits. Il a omis de dire que les Etats-Unis avaient les moyens d'empêcher les «amis» d'agir aussi légèrement mais qu'ils ne l'ont pas fait en toute connaissance de cause. Biden s'est «excusé» mais son message en direction des vassaux est bien passé : désormais, c'est nous «seuls» qui déciderons de la «bonne opposition» à soutenir.

Il y a quelques jours, un haut gradé du Pentagone indiquait que les frappes aériennes contre Daech ne seront pas suffisantes et qu'il faudrait former une force de 15.000 à 20.000 hommes de la rébellion syrienne pour le combattre. Il ne reste plus qu'à demander aux forces armées saoudiennes de se charger de cette formation !

On fait un autre Daech présumé «sous contrôle» pour faire la guerre au Daech créé par le déversement du fric et des armes sur la Syrie. Le propos n'a pas été commenté, le puissant flux d'information venant de l'Occident imposant des lectures à sens unique et décidant des nouvelles «négligeables». Et pourtant, ce propos du général américain est important car il illustre parfaitement le «jeu» qui se pratique dans la région : on crée des situations monstrueuses et on fait 
Biden la gaffe ou cynique délateur ?
par Kharroubi Habib
L'on doit s'interroger non sur la véracité des accusations formulées par le vice-président américain Joe Biden à l'encontre des alliés régionaux de son pays que sont la Turquie, les Emirats arabes et l'Arabie saoudite mais sur la ou les raisons qui l'y ont poussé. Biden n'a fait que confirmer que ces Etats ont été derrière la fulgurante ascension dans la puissance de l'organisation terroriste l'Etat islamique et d'autres non moins terroristes auxquels les Etats-Unis ont tardivement déclaré la guerre, mais dont la puissance se joue de la stratégie que leurs stratèges militaires ont échafaudée pour les combattre.

Ce qu'a « révélé » sur le sujet le vice-président américain à savoir que ces alliés en question mus par la seule obsession de renverser le président syrien Bachar El Assad ont mené une guerre par procuration entre les sunnites et les chiites et fourni pour cela « des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d'armes » à tous ceux qui acceptent de lutter contre Bachar El Assad, est un secret de polichinelle que seuls ces Etats et Washington ont dénoncé comme mensonger et forgé par Damas et ses alliés. Reste à savoir maintenant pourquoi Biden reconnaît avéré ce que les Etats-Unis se sont évertués à masquer tout en ayant disposé des preuves impliquant leurs alliés régionaux. Pourtant Washington aurait dû en principe continuer à dédouaner ces derniers car ayant accepté d'entrer dans la coalition internationale anti-l'Etat islamique qu'elle a mise sur pied pour combattre cette organisation terroriste.

Biden a-t-il alors « gaffé » ou délibérément chargé ces alliés ? Sachant qu'il exprime souvent tout haut ce que pense Obama dans le secret du bureau ovale de la Maison Blanche disons que la « gaffe » a été délibérément assumée. Dans et pour quel but ? Très probablement au constat que les trois Etats dont il est question se sont intégrés à la coalition bâtie par Washington posent problème aux Etats-Unis car défendant pour finalité à la guerre à laquelle ils participent des agendas politiques respectifs ayant pour objectif des buts qui ne sont pas dans celui que les premiers ont fixé à la coalition sous leur leadership. En les culpabilisant pour leur connivence « ultérieure » avec l'organisation terroriste devenue une « menace mondiale », Biden a très probablement en accord avec Barack Obama fait du chantage à l'égard du trio qui manifesterait une velléité d'opposition aux buts de guerre que poursuit Washington avec sa guerre contre l'Etat islamique.

Le paradoxal s'il en est dans la « révélation » du vice-président américain est que sa charge contre les alliés régionaux de son pays corrobore ce que Damas et ses alliés n'ont cessé d'imputer à ces derniers mais en se faisant traiter de cyniques fabulateurs. N'est-ce pas là message valant ouverture à l'endroit de ce camp sans la collaboration duquel la guerre engagée par les Etats-Unis contre l'Etat islamique et compagnie risque de tourner au désastre pour eux ou du moins s'avérer longue et coûteuse à tout point de vue ? Sous pression comme il semble que Biden les a mis en leur donnant à comprendre que la priorité de la guerre lancée par les Etats-Unis est de défaire l'Etat islamique, la Turquie mais surtout les Emirat arabes et encore plus l'Arabie saoudite sont sommés implicitement à ne plus faire obstacle à la collaboration militaire avec ce camp pour laquelle Washington prépare discrètement le terrain à travers des contacts dont l'aboutissement peut se révéler aussi surprenant que déstabilisant pour le trio mis avec fracas sur la sellette par le vice-président américain.
TEBESSA: La pomme de terre révèle les dysfonctionnements
par A. Chabana
Encore, une année catastrophique pour la wilaya de Tébessa, concernant les grandes cultures céréalières pour cet exercice 2014. Une récolte insignifiante (330.000 quintaux) par rapport à la surface réservée aux céréales, toutes variétés confondues, dont une large partie (189.000 q) d'orge. Ainsi et selon les statistiques des services de la DSA, sur les 220.000 ha emblavés, 161.000 ha ont dû être transformés en pâturages. Parmi les causes de cette mauvaise moisson, la faible pluviométrie (280 mm) et sa répartition sur l'année, notamment durant la période charnière d'avril/mai. Idem, en ce qui concerne, les superficies consacrées aux cultures maraîchères, qui, elles, aussi, ont observé un recul, cette saison, passant de 2.300 ha à seulement 1.060 ha. Là, également plusieurs raisons sont énumérées, déficit en capacités de stockage, baisse des prix de vente, l'année dernière ou encore, les difficultés d'approvisionnement en carburant et le manque de main-d'œuvre, entre autres. A titre d'exemple, la culture de la pomme de terre, pour ce qui est des 6 premiers mois de 2014 et sur les 1.060 ha ensemencés, la récolte n'a touché, finalement, que 20 ha pour une production de 6.000 q . En 2013, quelque 800.000 q ont été récoltés, mais un problème de disfonctionnement dans le circuit de commercialisation (grande quantité invendue) a fait que de nombreux cultivateurs, exerçant dans la filière, ont dû délaisser cette culture pour d'autres. Sur les étals des marchés, ce tubercule est une fois encore, au summum de sa valeur, les marchands de Tébessa vont ainsi chercher la pomme de terre, auprès des autres marchés de gros, à Chelghoum Laid ou ailleurs, parfois dans le sud à El Oued. La DSA a évoqué, notamment, le soutien et l'accompagnement techniques dont ont bénéficié les cultivateurs, pour justement améliorer le rendement, seulement des centaines d'hectares, autrefois réservés à la pomme de terre, à Cheria, Elma Labiod ou encore à El Houijbet sont restés cette saison, quasiment en friche. 

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Autoroute Est-Ouest : Le péage fin 2015
par El-Houari Dilmi
«Les quatre-vingt-quatre kilomètres devant relier Annaba à la frontière tunisienne en passant par la wilaya d'El-Tarf seront confiés à deux groupements nationaux», a déclaré, hier, le ministre des Travaux publics, M. Aek Kadi, sur les ondes de la Chaîne 3.

Confirmant la résiliation du contrat avec le groupe japonais Cojaal, le ministre a indiqué que l'Algérie «a les moyens techniques et les ressources financières nécessaires pour achever ce projet dans des délais records et à moindre coût comparé aux prix pratiqués par le groupe japonais», a-t-il affirmé.

Au sujet des indemnisations financières réclamées par le groupe nippon (910 millions de dollars) à la suite de la résiliation de son contrat avec l'Algérie, le ministre des Travaux publics a indiqué que «le contrat liant ce groupe étranger à l'Agence nationale des autoroutes (ANA) ne prévoyait pas d'arbitrage international, et que si arbitrage il y aura, ce sera devant les tribunaux algériens», a-t-il dit.

Répondant à une question sur l'état dégradé de certains tronçons de l'autoroute, comme celui reliant Lakhdaria à Bouira sur 33 kilomètres, M. Aek Kadi a indiqué que «trois entreprises publiques et privées se trouvent sur le terrain pour réaliser les travaux de réfection dans les meilleurs délais possibles, même si les travaux accusent un léger retard», a-t-il reconnu. Du coût réel de cette giga-infrastructure, qualifiée de «projet du siècle», le ministre des Travaux publics a répondu que celle-ci, d'une longueur de 1.200 kilomètres, «ne va pas nécessiter, une fois achevée, plus que la somme globale dégagée par l'Etat, à savoir 11 milliards de dollars». L'invité de la radio a, par ailleurs, fait mention du lancement de quelque 750 kilomètres de voies routières devant relier cette infrastructure aux ports du nord du pays, à certaines villes et à l'autoroute des Hauts-Plateaux (environ 1.000 kilomètres), dont le lancement des travaux, confiés à des groupes nationaux et étrangers, «devrait intervenir vers la fin de l'année 2014» a-t-il affirmé.

Concernant le pesage des poids lourds devant emprunter l'autoroute Est-Ouest, Aek Kadi a expliqué que les «équipements ont déjà été réceptionnés, avec cette mission confiée à l'ANA et l'EGA de compléter les équipements qui seront opérationnels avant la fin de l'année en cours», a-t-il indiqué. Le ministre a, d'autre part, fait état de l'introduction du système de péage avant la fin de l'année 2015, expliquant que la tarification du péage sur l'autoroute Est-Ouest sera fixée après l'achèvement des différents équipements et l'évaluation du coût de la maintenance et de la gestion de l'autoroute, rassurant qu'elle sera «raisonnable».

La réalisation, en cours, de tronçons de l'autoroute Nord-Sud devant relier le nord de l'Algérie au cœur de l'Afrique centrale via la transsaharienne a été l'autre point important soulevé par le membre du gouvernement. Qualifiant cette autoroute de «colonne vertébrale du pays», Aek Kadi s'est montré satisfait de l'état d'avancement des travaux. Sur les 53 milliards de dollars dégagés au profit du secteur des Travaux publics, l'invité de Souhila El Hachemi expliquera «qu'une bonne partie de ce budget est réservée pour l'entretien du réseau routier national et la réalisation de nouvelles infrastructures». Au sujet de l'autoroute des Hauts-Plateaux, le ministre des Travaux publics a expliqué que 620 kilomètres sont déjà achevés en étude et que les travaux, qui vont débuter avant fin 2014, «seront confiés à des entreprises algériennes en priorité, même si nous n'excluons pas le recours à des groupes étrangers pour certains tronçons réputés compliqués et la réalisation de certains ouvrages d'art», a-t-il affirmé. La réalisation de nouvelles infrastructures routières, de voies de maillage dans les grandes villes de l'intérieur du pays, les études en cours pour la construction de nouveaux ports et aéroports ont été les autres points débattus avec l'invité de la Chaîne 3. 

mercredi 1 octobre 2014

L'appel de la fédération des consommateurs
par Mokhtaria Bensaâd
A l'approche de la fête de l'Aïd El Adha, la fédération des consommateurs a appelé le Premier ministre à revoir le calendrier des jours chômés et payés pour cette fête afin de permettre à toutes les familles de passer l'Aïd auprès des leurs. Dans un appel rendu public, adressé aux consommateurs et aux commerçants, la fédération interpelle les pouvoirs publics et à leur tête le Premier ministre pour le prolongement, peut-on lire dans cet appel, d'au moins une journée les jours fériés durant cette fête de l'Aïd pour donner l'occasion à toutes les familles de voir leurs proches. Dans ce même contexte, la fédération lance un autre appel, et cette fois-ci adressé aux commerçants leur demandant d'assurer la permanence durant les jours de fête religieuse pour permettre aux consommateurs de s'approvisionner en produits de base sans problème ou risque de pénurie. En effet, la fête de l'Aïd fait craindre le pire chez les consommateurs qui appréhendent, comme cela a été le cas ces dernières années durant les jours de l'Aïd, la fermeture durant plusieurs jours de la majorité des commerces, boulangeries, épiciers et marchands de fruits et légumes, laissant ainsi les consommateurs dans le désarroi. Une situation qui fait, chaque année, polémique du fait que malgré les mises en garde du ministère du Commerce et les menaces de sanctions qui sont brandies, la majorité des commerçants font fi de cette réglementation et prennent des « vacances » prolongées durant les fêtes de l'Aïd.

Autre phénomène qui a fait son apparition durant ces fêtes, la flambée des prix sans aucune explication. La fédération des consommateurs met en garde contre cette hausse des prix et demande aux pouvoirs publics d'assurer l'approvisionnement du marché en produits, en qualité et quantité suffisante, pour répondre aux besoins des consommateurs.

Pour rappel, la direction du commerce de la wilaya d'Oran a recensé 180 boulangeries, 380 magasins d'alimentation générale et de vente de fruits et légumes, 4 laiteries et 5 minoteries et 28 stations-service qui seront mobilisés durant les jours de l'Aïd pour assurer la permanence. Pour ceux qui n'assurent pas les permanences, ils seront sanctionnés par la fermeture administrative de leurs locaux commerciaux pour une période allant d'une semaine à 30 jours.

Au niveau régional, à savoir dans les wilayas d'Oran, Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Aïn Témouchent et Mostaganem, 5.000 commerçants ont été réquisitionnés pour assurer la permanence durant la semaine de l'Aïd. 
Pour de nouveaux blocs d'exploration : 5 groupes pétroliers étrangers en renfort
par R. N.


L'Agence nationale pour la valorisation des ressources des hydrocarbures (ALNAFT) a attribué, hier au cours de la séance d'ouverture publique des offres organisée au ministère de l'Energie, 4 périmètres de recherche et d'exploration sur les 31 proposés dans le cadre du 4e appel à la concurrence national et international pour les opportunités de recherches et d'exploitation des hydrocarbures.

Le périmètre Timissit, qui s'étend sur 700 km², a été remporté par le consortium, dont l'offre a totalisé 750 points, et qui est composé de deux sociétés norvégiennes, Statoil et Sigma, ainsi que la compagnie néerlandaise, Royal Dutch Shell. Le périmètre Msari Akali, qui s'étale sur une superficie de 350 km², a été remporté par le consortium composé de Enel (Italie) et Dragon Oil (basé à Dubaï), après avoir atteint 890 points. Le même consortium a remporté le périmètre Tinhert Nord, qui s'étend sur 1.000 km², avec un total de 930 points. Quant au périmètre Boughezoul, il a été remporté par le consortium composé de l'espagnol Repsol et le néerlandais Shell.

Au total, cinq soumissionnaires étaient en lice pour ce 4e appel d'offres lancé en janvier dernier, et dont la date d'ouverture des plis des soumissions prévue initialement le 6 août dernier, a été reportée deux fois, à la demande des compagnies, pour le 4 septembre 2014 puis le 30 du même mois. L'offre du cinquième soumissionnaire, ENI Algérie, pour le périmètre Boughezoul, a été recalée. Le périmètre a été attribué au groupement Repsol-Shell à la faveur de son score de 590 points contre 210 points pour ENI Algérie.

Par ailleurs, aucun périmètre de ressources non conventionnelles n'a été attribué lors de cette adjudication. Quant à la signature des contrats des périmètres attribués, elle est prévue pour le 29 octobre prochain.

Dans une déclaration à l'issue de l'ouverture des plis, le président du comité de direction d'ALNAFT, Sid Ali Betata, a jugé «acceptable» les résultats obtenus. Interrogé sur les raisons de l'absence d'offres pour les périmètres de ressources non conventionnelles, M. Betata s'est limité à affirmer que l'objectif essentiel de cet appel à la concurrence était de «développer davantage le domaine minier national». «Il s'agit de résultats acceptables et nous continuons à travailler pour le développement du domaine minier national», a-t-il affirmé. Lancé officiellement le 21 janvier dernier, le quatrième appel à la concurrence national et international pour les opportunités de recherches et d'exploitation des hydrocarbures portait sur 31 périmètres répartis à travers tout le territoire national dont une grande partie ont un objectif mixte, c'est-à-dire une combinaison de ressources conventionnelles et non conventionnelles, essentiellement de gaz compact (tight gas), constituant une nouveauté par rapport aux précédents appels à la concurrence. Cet appel d'offres, le premier dans le cadre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, comprend aussi six périmètres dans le nord du pays à savoir Cheliff II, Boughezoul (attribué à Repsol-Shell), Hodna Est, Aïn Beïda, Melrhir et El Ouabed, totalisant une superficie globale de 104.236,14 km².

A noter que lors des data room, pour la présentation technique des périmètres, quelque 34 compagnies étrangères y ont pris part, totalisant 241 consultations étalées sur deux mois, ont expliqué les responsables de l'Agence lors de la séance d'ouverture des offres. Le représentant de Statoil s'est félicité des résultats de cet appel à la concurrence, estimant «acceptable» le niveau de sécurité des installations pétrolières et gazières dans le sud de l'Algérie. «La sécurité des installations relève des prérogatives des autorités algériennes qui assurent un niveau acceptable», a déclaré Bjorn Kare Vikken, senior vice-président à Statoil et manager chargé de l'Algérie.